Dans un entretien accordé au journal le Monde[1], Anne Hidalgo précise les mesures qu’elle souhaite prendre pour diminuer la pollution de l’air dans la capitale. France nature environnement salue son engagement en faveur d’une nouvelle mobilité qui permettra d’améliorer la santé et la qualité de vie des habitants de la capitale.



En finir avec les vieux diesels

Aujourd’hui, 65% du parc automobile français roule au diesel alors que ce carburant est connu pour générer d’importantes émissions de particules fines et de dioxyde d’azote (NOx), dangereuses pour la santé humaine. Dans certaines « rues canyon » de Paris comme à proximité des grands axes routiers, les habitants sont trop souvent exposés à une pollution qui dépasse les valeurs réglementaires.

Pour améliorer durablement la qualité de l’air, il faut agir en priorité sur les vieux moteurs diesel dont les filtres à particules ne sont plus efficaces. L’identification, dès 2015, des véhicules les plus polluants est une première étape nécessaire pour pouvoir d’appliquer des restrictions, qui doivent accélérer le recours aux transports en commun et aux mobilités douces dans la capitale.

Le plan anti-pollution peut créer l’une des plus grandes zones à faibles émissions d’Europe et placer Paris au rang des métropoles qui passent à l’action pour un air préservé.

Son exemple doit inspirer des villes comme Marseille, Lille et Lyon, dont les niveaux de pollution sont une source majeure de préoccupation pour les exécutifs locaux.

Benoît Hartmann, porte parole de France nature environnement : « Aujourd’hui, l’heure n’est plus aux tergiversations. Les Parisiens perdent six mois d’espérance de vie à cause des niveaux d’émission de particules fines dans la capitale[2], sans compter les autres polluants de l’air ! Nombreux sont les Parisiens qui ont compris que le véhicule le plus propre reste celui qu’on n’utilise pas. De ce point de vue, le plan de la maire cherche à amplifier une tendance déjà bénéfique pour la santé et l’environnement ».

Denez L’Hostis : « l’échéance de 2020 est atteignable et souhaitable à condition d’avoir un soutien sans faille de l’Etat. Ce plan devra être développé à l’échelle du grand Paris car la pollution ne s’arrête pas aux portes de la capitale. »