Copenhague accueillera la conférence des parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur le Changement Climatique (CCNUCC) du 7 au 18 décembre 2009. 192 pays seront représentés.

Cargo

Le transport maritime, qui ne contribue que faiblement aux émissions de CO2 (3% à 4% des émissions globales), souhaite s’associer à l’effort global de réduction des gaz à effet de serre. Il achemine plus de 90% des marchandises et continuera à se développer à long terme.

Le sommet de Copenhague doit fixer un objectif chiffré de réduction et en confier la mise en œuvre à l’OMI (Organisation Maritime Internationale).

20% d’émissions de CO2 en moins
L’industrie maritime propose une réduction des émissions de CO2 de 20% entre 2007 et 2020. Cet objectif ambitieux mais raisonnable est possible à atteindre grâce à des mesures techniques et économiques. Des mesures techniques, telles que l’amélioration de la conception des navires ou la réduction de la consommation des carburants (réduction de la vitesse, routage météo…) sont déjà expérimentées.
Economiquement, un instrument de marché (ETS ou taxe) devra répondre aux 9 critères définis par le comité Environnement de l’OMI, parmi lesquels : l’efficacité à l’échelle mondiale, le rapport coût-efficacité, la non distorsion de concurrence, la transparence, le respect de la croissance mondiale…

Une seule instance : l’OMI
Depuis 50 ans, l’OMI réunit les grandes nations et les compétences maritimes : elle est l’enceinte légitime et pertinente pour élaborer la réglementation du secteur. Le transport maritime est international. Tous les Etats doivent donc être impliqués au même titre, selon le principe de l’OMI : « pas de traitement plus favorable ».

Si au contraire, c’était le principe de la « responsabilité commune mais différenciée »[ Principe selon lequel, dans les relations internationales, les pays développés et en développement contribuent de manière différenciée à la réduction des émissions de CO2 en fonction de leurs ressources. ], en vigueur à la CCNUCC, qui était appliqué, certaines grandes nations maritimes (la Chine, l’Inde par exemple) seraient exclues du dispositif. Leur accorder un traitement de faveur rendrait l’instrument inutile et contre-productif (risque de dépavillonnement en faveur de ces Etats). Pour inciter ces pays à s’associer au dispositif, les fonds dégagés par l’instrument de marché choisi devront être affectés en priorité à la recherche et au développement en leur faveur.

L’ICS (International Chamber of Shipping) principale organisation internationale d’armateurs publie également un communiqué sur ce sujet. Elle regroupe 33 associations d’armateurs représentant tous les secteurs d’activités et environ 75% de la flotte de navires marchands.

Par Amateurs de France

Source : Communiqué