Les premières estimations du marché et de l’emploi 2008 concernant la filière montrent un  décollage de cette industrie en France, dans un contexte mondial particulièrement favorable au développement de cette forme d’électricité. Avec un parc photovoltaïque cumulé de l’ordre de 170 MW installés fin 2008, la France est toutefois encore loin des leaders mondiaux.

Le Grenelle de l’environnement prévoit un parc de 1 100 MW en 2012 pour atteindre 5 400 MW en 2020. Les professionnels de SOLER, branche photovoltaïque du Syndicat des énergies renouvelables, estiment que les ambitions fixées par le Grenelle sont atteignables, à condition qu’une politique lisible et pérenne soit mise en place.

Avec les exigences réglementaires en matière de bâtiment applicables dès 2012 et plus contraignantes dès 2020 – d’abord Bâtiment Basse Consommation puis Bâtiment à Energie POSitive – la filière photovoltaïque française est amenée à jouer un rôle très important dans le domaine du Bâtiment.  A cet égard, les industriels français de la filière réaffirment tout l’intérêt du tarif dit « intégré au bâti » tant pour les logements que pour les bâtiments professionnels.

Le parc installé à cet horizon pourrait contribuer davantage encore que ne le prévoit le Grenelle de l’Environnement au mix énergétique français. Ainsi, le scénario « réalisable » de l’Agence Internationale de l’Energie*, publié en octobre dernier, prévoit une puissance installée de plus de 18 000 MW en France en 2020.

Les industriels, regroupés dans SOLER, ont créé 2 000 emplois ces trois dernières années et l’ADEME prévoit 12 000 emplois dans le secteur en 2012. Le dynamisme de la filière s’exposera, du 17 au 19 novembre à Paris, durant le SIREME où 50 sociétés intervenant dans le secteur seront présentes.
*Deploying Renewables. Principles for Effective Policies, AIE (OCDE), rapport réalisé comme support au plan d’action du G8

Texte : Syndicat des Energies Renouvelables