Dans la zone de Sierra Mágina, jusqu’à une époque récente, le système de culture traditionnel reposait sur le labour, ce qui a fortement contribué à l’érosion des oliveraies en pente.

D’après les experts, comme l’érosion constitue la principale externalité environnementale négative de l’oliveraie locale, il s’avère urgent d’étendre de bonnes pratiques agro-environnementales fondées sur des systèmes de non-labour associés à l’existence d’une couverture végétale. Le travail réalisé par les associations ATRIA et par le Syndicat de l’AOP a permis l’abandon majoritaire du labour et le démarrage de la pratique de la couverture végétale ; néanmoins, selon les enquêtes, seuls 10 % des oléiculteurs envisagent d’introduire la couverture végétale.

Deuxièmement, les enquêtes révèlent une tendance croissante à recourir à la fertirrigation, mais aussi une tendance croissante à apporter des quantités excessives de fertilisants, en raison de la quasi-absence d’analyses du sol ou d’analyses foliaires. La fertilisation organique au moyen d’un compost s’avérerait bien plus intéressante du point de vue environnemental, mais il n’existe pas de disponibilités de compost dans la zone. Ce compost pourrait être produit sur place si l’on utilisait des grignons d’olive et des restes d’opérations de taille des oliviers, mais cela nécessiterait des solutions organisationnelles collectives. Néanmoins, la prédisposition des oléiculteurs à développer la fertilisation organique est encore timide : 6 % ont une prédisposition très forte et 9 % une prédisposition forte.

Troisièmement, le travail des ATRIA a permis un net progrès dans l’adoption de stratégies de rationalisation de l’emploi des produits phytosanitaires. Toutefois, les enquêtes révèlent que, malgré le travail de vulgarisation réalisé, seulement 38 % des oléiculteurs font preuve d’une forte ou très forte prédisposition à procéder à des traitements de lutte intégrée.

En Espagne, depuis une crise grave du marché de l’huile de grignons en 2001, le grignon commence à être considéré comme un coproduit valorisable plutôt que comme un sous-produit. Dans ce contexte, au moins la moitié des industries de l’AOP essaient de constituer une société commune, encouragée également par le Syndicat, mais avec certains problèmes organisationnels, en vue de transformer en commun les grignons en énergie électrique.

>> Lire la suite sur John-libbey-eurotext.fr