Les habitations hébergeant les personnes les plus défavorisés (catégorie 3) sont principalement localisées à l’est et au nord de la ville, tandis que les catégories 1 et 2 sont retrouvées dans le centre et la partie Ouest de Paris.

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Les zones les plus polluées sont observées à proximité des grandes voies de trafic, le long du périphérique, de la Seine et dans le Nord-Ouest de Paris.

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Les résultats de l’étude montrent que les variations à court terme de la pollution et la mortalité sont globalement associées et qu’un réel excès de risque de décès est présent lors des pics de pollution.

Mais, alors que les deux cartes ne se superposent pas complètement, ces résultats montrent que les sujets résidant dans les territoires défavorisés sont plus vulnérables aux épisodes, même brefs, de pollution atmosphérique. Ils indiquent surtout que, si elle est également exposée chroniquement à des niveaux élevés de dioxyde d’azote, cette population subit un risque encore plus élevé lors des pics de pollution.

« Nous sommes face à un effet de fragilisation en continu des populations due à la pollution chronique. Les gens ainsi fragilisés sont alors « emportés » par les pics de pollution et les catégories sociales modestes en sont les principales victimes » explique Denis Zmirou, co-auteur de l’étude.

Sources :

Neighbourhood Characteristics and Long-Term Air Pollution Levels Modify the Association between the Short-Term Nitrogen Dioxide Concentrations and All-Cause Mortality in Paris

Séverine Deguen1,2, Claire Petit1,2, Angélique Delbarre1, Wahida Kihal1,2, Cindy Padilla1,2, Tarik Benmarhnia1,2, Annabelle Lapostolle3, Pierre Chauvin3,Denis Zmirou-Navier1,2,4

1 EHESP, Rennes, France,

2 INSERM U1085 (IRSET), Rennes, France,

3 INSERM U707, Research Group on the Social Determinants of Health and Healthcare, Paris, France,

4 Lorraine University Medical School, Vandœuvre-les-Nancy, France