Dans la nuit du 24 au 25 mars prochain, comme depuis plus de 40 ans, les aiguilles de nos cadrans reculeront d’une heure à l’occasion du passage à l’heure d’été. Or, en février dernier, le Parlement européen a voté la suppression du principe du changement d’heure. Une mesure qui pourrait donc bientôt prendre fin.



Instauré pour la première fois en 1976, ce principe avait pour objectif de faire mieux correspondre les horaires d’activités avec les horaires d’ensoleillement afin de limiter les dépenses d’éclairage artificiel en profitant de 60 minutes de lumière naturelle supplémentaires en soirée.

Mais alors, quelles conséquences pourraient avoir la fin du passage à l’heure d’été sur la consommation électrique ?

« Avec le développement de l’éclairage aux LED, moins énergivores, on pourrait croire que la fin du passage à l’heure d’été n’entraine que peu d’évolution de consommation en énergie.

Pourtant, fort est de constater que le changement d’heure continue de faire diminuer de près de 5 000 MW la puissance cumulée d’électricité utilisée aux alentours de 19 heures le soir, soit l’équivalent de la puissance produite par 5 réacteurs nucléaires ! » explique Vincent Maillard, co-fondateur et président de Plüm Énergie.