La croissance continue du trafic aérien – on prévoit son doublement entre 2030 et 2050- amène les compagnies aériennes à rechercher des solutions pour réduire l’impact de l’aviation sur le changement climatique.

Les biocarburants aéronautiques ou biojet fuels, sont considérés comme l’un des facteurs permettant de réduire les émissions chimiques de l’aviation de façon significative. La France possède toutes les forces pour être un acteur majeur dans ce domaine. De nombreuses filières de biojet fuels ont été identifiées et sont en cours de développement et de certification.



Cependant, outre la disponibilité de la ressource biomasse, qui n’est pas illimitée, l’absence d’un cadre législatif et financier suffisamment clair, la difficulté à trouver un modèle économique compétitif, sont autant d’obstacles qui freinent le développement de cette nouvelle technologie. En final, c’est toute la question des conditions d’émergence d’une bio-économie qui est posée.

Le rapport commun de l’Académie de l’air et de l’espace et de l’Académie des technologies, présenté pour la première fois à la presse, propose un état de l’art technique et réglementaire mondial, avec un éclairage spécifique sur les acquis français. Une road-map technologique décrit ce que pourrait devenir un nouvel axe de développement des biocarburants.

Il s’agit du premier rapport français sur les biocarburants, qui pourra contribuer à la mission donnée par Ségolène Royal en juillet dernier au Conseil général de l’environnement et du développement durable et au conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et de l’espace rural, ainsi qu’aux débats de la COP 21.