Mis en place à la suite de la crise financière de 2008, le Conseil de Stabilité Financière, qui regroupe les banquiers centraux des pays du G20, publie ce jour à Londres le rapport de sa Task Force sur les informations financières relatives au climat.

Ce rapport est soumis à la consultation du public jusqu’au 15 février, avec pour objectif son adoption courant mars par les ministres des Finances du G20 puis par les chefs d’État le 7 juillet 2017.



Durant un an, les 32 membres de la TCFD, lancée lors de la COP 21 et présidée par Michael Bloomberg, ont dressé des lignes directrices volontaires sur la transparence financière des entreprises en matière de climat.

Jusqu’à présent, le monde du développement durable était le monde dit de l’extra-financier. Aujourd’hui, la TCFD établit concrètement le lien avec les états financiers. Durant un an, un travail considérable a été mené pour trouver le compromis entre les aspirations du monde de la finance et les contraintes et les appétences des entreprises en matière de reporting.

La task force préconise quatre niveaux de transparence dans le rapport financier des entreprises.

1Gouvernance

Implication des organes de gouvernance et du top management dans l’identification des impacts, des risques et des opportunités générés par le changement climatique.

2Stratégie

Analyse et publication des scénarios économiques de l’entreprise liés aux scénarios climatiques tels que ceux du GIEC.

3Gestion des risques

Identification des risques physiques et non physiques liés au climat (réglementaire, technologique, économique, réputationnel).

4Indicateurs et objectifs

En complément de la publication de leur empreinte carbone sur le scope 1 (émissions directes de l’activité en propre), le scope 2 (émissions indirectes liées à la consommation d’énergie), et le scope 3 si approprié (émissions indirectes sur la chaîne de valeur), description par les entreprises de leur exposition et de leurs objectifs financiers en lien avec le pilotage de leur enjeu climatique.