La prise en compte des problématiques environnementales, dans une optique de gestion durable des ports de plaisance, fait partie intégrante des réflexions que mène la Fédération Française des Ports de Plaisance (F.F.P.P.). La volonté de Serge Paillarès, président de la F.F.P.P., est en effet de s’inscrire aujourd’hui dans une logique de développement durable. C’est pourquoi, les directeurs des ports bretons et la F.F.P.P. ont exprimé le besoin d’un partenariat avec la société brestoise E3H (Efficient Electric Evolved Hull), tournée vers la motorisation électrique.

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Pendant 8 mois, la société E3H a travaillé avec la Fédération Française des Ports de Plaisance, en collaboration avec l’Association des Ports de Plaisance de Bretagne (A.P.P.B.). Ainsi, un groupe de travail, composé des directeurs des ports bretons et de l’architecte naval Tanguy Le Bihan de la société E3H a été mis en place. Ensemble, ils ont réfléchi à un cahier des charges. L’objectif : élaborer un bateau répondant à des exigences de performance et de fiabilité, respectueux de l’environnement.
Tanguy Le Bihan a su répondre aux besoins et attentes de ces directeurs de ports, en proposant un bateau innovant et responsable. « On souhaitait obtenir un outil maniable, silencieux, qui ne fasse pas beaucoup de vagues, précise Julien Sévellec, responsable de la communication d’E3H. Après avoir crée donc un cahier des charges, nous avons démarré le projet Remora ».

Remora, un bateau de servitude sur-mesure

Cette collaboration a donné naissance à la création d’un bateau de servitude sur-mesure, destiné essentiellement au personnel des ports de plaisance : Remora.
Celui-ci répond conformément à des paramètres bien précis : coques non agressives, remorquage à couple, accueil de 8 passagers, forme pincée, moteur ultra silencieux, manœuvrabilité optimale, faibles tirants d’eau et d’air, grande autonomie (4 heures de navigation par jour), polyvalence…
En fonction de ces différentes demandes, l’architecte Tanguy Le Bihan a conçu un trimaran électrique, à la fois innovant et performant, de type monocoque, à la coque semi-rigide (utilisation de boudins), qui navigue à une vitesse moyenne de 8-10 nœuds (possibilité de pousser à 14 nœuds maximum), poussé par deux pods légers et puissants, qui fait peu de vagues sur son passage et se déplace de façon rapide et en silence (idéal pour les manœuvres matinales) et avec un confort de navigation très appréciable.

Un logiciel d’aide à la navigation, efficace et simple d’utilisation
E3H a également renforcé le confort d’utilisation de Remora par l’informatique embarquée « May Remora », soit un logiciel d’aide à la navigation que l’on utilise par l’intermédiaire d’un écran tactile qui est relié en WIFI avec le logiciel de gestion du port. Ce système efficace et simple d’utilisation, équipé d’un GPS, permet d’effectuer les tâches suivantes : Gestion de l’énergie, de la vitesse, de la maintenance, des communications extérieures (via le web) et du plan d’eau ; il permet de se connecter au logiciel de la capitainerie et ainsi de mettre à jour les données de gestion du port, soit un gain de temps des saisies d’information.

La navigation responsable, une énergie abordable
A l’heure où le prix de l’essence est perpétuellement en hausse, Remora, conçu pour une navigation responsable et électrique, a été créé pour fonctionner sans se ruiner. « Ce bateau n’est pas plus cher qu’un bateau non-électrique : il n’y a presque pas de maintenance, ni de réparation, il n’a pas besoin d’essence. Son autonomie est de 8 heures à 5 nœuds. C’est un bateau pour les directeurs des ports qui respectent les plaisanciers », conclut Julien Sévellec.