Toxicité des entreprises, les cadres trinquent

Ces résultats sont à mettre en parallèle avec leur volonté grandissante d’être davantage associés à la vie de l’entreprise. Ils veulent de plus en plus participer à la prise de décision.



Pour la plupart des cadres interrogés le stress nait du fait qu’ils sont noyés sous les messages électroniques et les adresses de sites à visiter, aux coups de téléphone incessants et aux réunions improvisées. Ces cadres n’arrivent pas au fond à résister au sentiment d’urgence dicté par l’Internet et par les entreprises pour résister aux effets de la crise. C’est comme si toutes ces mutations faisaient naitre une crise des cadres dans l’entreprise.

Question : quel est votre reproche principal ?

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Il est intéressant de mettre en perspective ces résultats les uns par rapport aux autres, parce qu’un cadre stressé, c’est surtout un cadre que le bruit de son espace de travail dérange en l’empêchant de boucler un dossier ou qui passe sont temps dans des réunions qu’ils jugent inutiles, majoritairement parce qu’elles ne sont pas suffisamment préparées à l’avance et structurées.

Grâce à cette étude, on voit clairement que la crise qui a tendu le contexte économique pendant des années a un impact sur des cadres qui sont aujourd’hui à bout de souffle.

Les cadres interrogés s’estiment insatisfaits par rapport à l’aménagement de leurs locaux. Ils jugent leur atmosphère de travail fatigante et beaucoup la qualifient d’inappropriés. Ces cadres vivent dans l’urgence et le stress sont en demande d’apaisement. Les entreprises doivent jouer à fond la carte du confort et de la convivialité. Il faut permettre à ces cadres interrogés qui sont stressés de se ressourcer le temps d’une pause dans un espace dédiés. Ces cadres rêvent des espaces américains où les salariés se reposent loin du bruit « à la Google ». Les nuisances sonores restent d’ailleurs la principale gêne évoquée par les cadres.

Au fond quand on entend les cadres se plaindre d’être stressés, chacun de nous se demande naturellement quelle est la part de la réalité. Or, cette enquête démontre que le stress poussé à ce niveau est une anomalie chez les cadres qui sont habitués à être mis sous tension. Ces cadres se déclarent stressés parce que cette tension, ils la jugent excessive et destructrice. Elle nuit à leurs résultats au quotidien.

Télécharger l’étude du Club des Entrepreneurs

Tribune de Florian SILNICKI

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