Quatorze dispositifs d’amarrage viennent d’être installés sur des sites fréquentés aux Mèdes et au Langoustier. Il s’agit de protéger les fonds marins, en particulier l’herbier de posidonie et la grande nacre qui se trouvent endommagés par les ancres jetées.



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Les concertations, engagées dans le cadre de Natura 2000, avaient abouti à l’interdiction de mouillage dans plusieurs zones. La mise en place de ces dispositifs, du même type que ceux présents à Port-Cros (plus de 100) depuis 2004, doit compenser ces fermetures. Ces modèles ont donné toute satisfaction, tant aux plongeurs qu’aux gestionnaires du parc national. Il comprend un ancrage, adapté au sol, un flotteur intermédiaire pour maintenir le bout tendu et éviter qu’il ne drague le fond et une bouée de surface repérable.

Cette opération réalisée en site classé a nécessité deux années d’instruction, pour obtenir une autorisation d’intervention, deux mois de travaux et un budget de travaux de 83 000 € .
Les financeurs sont le Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d’Azur, le Conseil général du Var et l’Agence de l’eau, chacun à hauteur de 16 000 euros, le parc national de Port-Cros pour les 35 000 euros restant.

Transformer les exigences écologiques en une activité économique en plein essor

C’est la société borméenne « Neptune environnement » qui a réalisé les travaux en mettant en place les ancrages écologiques « Harmony » brevetés par cette société.

Cette innovation est le fruit de 3 années d’études techniques, de recherches et de mise au point de prototypes pour répondre aux exigences définies par le Parc national de Port-Cos, à l’origine de cette invention. Territoire d’expérimentation, c’est dans les eaux du Parc national que les essais en mer sur tous types de sols, les mesures de résistance à l’arrachement en conditions réelles ont été conduites sous le contrôle du Centre d’Etudes Techniques de l’Equipement d’Aix en Provence, et avec le concours du Groupement d’Intérêt Scientifique G I S Posidonie.
Depuis le dispositif expérimental de Port-Cros en 1998, ce système s’avère être un succès commercial illustré par l’installation croissante de ces ancrages en France et sur le bassin méditerranéen, permettant ainsi la préservation des écosystèmes marins.

Natura 2000, vecteur du développement durable

L’île de Porquerolles et sa partie marine (500 m autour de l’île) sont un site classé, intégré au Réseau Natura 2000 au titre des Directives Oiseaux et Habitats. Au premier rang de ceux-ci se trouve un habitat prioritaire pour l’Union européenne, l’herbier de Posidonie, présent sur tout le périmètre de l’île.

La notoriété de Porquerolles atteint une dimension internationale et l’île accueille une fréquentation touristique annuelle supérieure au million, essentiellement concentrée en été.

La pression sur le milieu marin est intense. Les sites de haute valeur patrimoniale (habitats, espèces et paysages) et économique (plongée sous-marine et pêche) localisés au Langoustier, aux Mèdes et dans la région des îlots des Sarraniers sont fortement menacés par le développement de pratiques non-encadrées. Il importe d’agir dans les meilleurs délais pour sauvegarder ces milieux et maintenir les conditions d’un développement économique durable. La solution concertée permettant de concilier ces deux exigences est de compenser l’interdiction de mouillage dans ces zones par l’installation de des dispositifs d’amarrage sur les sites les plus importants de plongée.