Altran et Voltalia ont scellé un partenariat au Brésil visant à proposer des services qui permettront aux entreprises de concilier objectif de production, indice de productivité, et développement durable tout en diminuant leurs impacts sur l’environnement.



Les deux entreprises vont proposer des services qui permettront aux entreprises de concilier objectif de production, indice de productivité, et développement durable tout en diminuant leurs impacts sur l’environnement. L’objectif est de réduire leurs émissions de carbone à travers la réalisation d’un inventaire carbone et la mise en place de solutions de réduction et de compensation des gaz à effet de serre (GES).

Un partenariat stratégique

Le Brésil, pays dans lequel plus de 80% des éléments polluants de l’atmosphère terrestre proviennent de la production industrielle, est le nouvel environnement dans lequel deux sociétés françaises avec une large expérience internationale dans le contrôle environnemental vont agir. Altran, leader en technologie de l’innovation qui à travers la fondation Altran à récompensé cette année des projets de capture de CO2 et Voltalia, spécialisée dans la production d’énergies renouvelables et les marchés du carbone, viennent de signer un partenariat. Les deux entreprises proposent d’offrir des prestations de conseil dans le domaine environnemental auprès de sociétés brésiliennes ou des filiales de groupe européen, en mettant l’accent sur le contrôle des émissions de dioxyde de carbone (CO2), principal gaz à effet de serre responsable du changement climatique.

Une offre unique, au coeur de la problématique carbone

Le mode opérationnel est la réalisation d’un inventaire carbone.

Les consultants de Voltalia et Altran dresseront, selon la norme internationale ISO 14064* et le GHG Protocol* (Greenhouse Gaz Protocol), un inventaire pertinent des émissions carbone des activités d’une entreprise. Le rapport final établira précisément les GES émis par la société et proposera des actions préventives et correctives. Ainsi, pour chaque tonne émise, identifiée par l’inventaire, l’entreprise adoptera des mesures destinées à réduire son impact sur l’environnement.

Selon Anderson Alves, directeur général chez Altran : ‘ les actions préventives ne sont pas aussi chères que pourraient l’imaginer les chefs d’entreprises. Selon des études réalisées par le Panel Intergouvernemental Sur les Changements Climatiques (IPCC), les projets relatifs aux émissions de gaz polluants nécessiteront moins de 3% du Produit Intérieur Brut (PIB) mondial, jusqu’en 2030, ce qui représente un investissement de 0,12% par an ‘. Selon Mr. Alves : ‘ Ce faible coût s’explique par l’existence d ‘un large éventail de méthodes et de technologies. Il peut être encore plus faible, s’il est réparti sur plusieurs secteurs de l’activité et ainsi éviter que dans le futur un investissement supérieur ne soit pas couronné du même succès. Vouloir économiser aujourd’hui peut avoir des conséquences désastreuses demain ‘, renchéri Mr. Alves.

En parallèle, Voltalia proposera aux entreprises de compenser volontairement leurs émissions de CO2 par l’acquisition de crédits carbone volontaire (VER). Elle proposera également des solutions de fourniture d’électricité/chaleur à base d’énergies renouvelables. Eligibles au protocole de Kyoto, ces projets pourront générer des crédits carbone certifiés (CER) utilisables dans le cadre du système d’échange des quotas européen (ETS).

Un marché carbone en forte expansion

Les marchés du carbone se sont développés avec la mise en place du Protocole de Kyoto. Ils visent à combattre le changement climatique en donnant un prix au dioxyde de carbone (CO2) et aux autres gaz à effet de serre. En 2007, le marché a doublé par rapport à 2006 pour atteindre plus de 60 milliards de $. On distingue habituellement deux marchés, le réglementé, qui concentre la majorité des transactions et le volontaire, en phase de développement rapide.

Le marché réglementé

Le marché réglementé vise à limiter les émissions de GES des industriels en instaurant un système de quotas de CO2 (ex : système ETS en Europe). Pour respecter leur conformité, les acteurs soumis aux obligations échangent des quotas de CO2 sur un marché. La législation européenne autorise les acteurs concernés à importer, dans une limite de 13,5% des crédits carbone CER, issus d’un pays en voie de développement (ex : le Brésil).

Le marché volontaire

Parallèlement au marché réglementé, des marchés dits volontaires se sont développés hors du Protocole de Kyoto. Ils permettent aux sociétés non soumises aux obligations d’acquérir des crédits carbones, issus d’un projet de réduction de CO2, pour compenser leurs émissions de gaz à effet de serre. L’opération permet aux entreprises de financer un projet dans un pays en voie de développement, tout en affirmant leur engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Toutes les industries sont susceptibles d’être ciblées par l’action que nous proposons de développer, constructeurs d’automobiles, transports, cimenteries, sidérurgies, entre autres ‘ déclare Robert Klein, directeur de Voltalia Brésil. Selon lui : “les entreprises ne peuvent plus se permettre de ne penser qu’à leurs objectifs de production, sans se préoccuper de l’environnement. La tendance globale, conduit les industries à anticiper les changements réglementaires et à prendre des mesures pro-actives afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.”

Texte : Communiqué de presse Voltalia