Le projet Quantifly a su faire la différence et remporter une médaille d’or face à plus de 300 équipes internationales lors de la finale de la plus grande compétition de biologie de synthèse du monde organisée par le M.I.T (Massachusetts Institute of Technology) : l’iGEM (International Genetically Engineered Machine).

 



L’équipe est composée de 15 étudiants aux compétences complémentaires issus de 6 écoles de IONIS Education Group. En 2015, iGEM IONIS avait déjà remporté une médaille d’or pour son projet innovant de Bio-Console.

Une équipe pluridisciplinaire pour relever un défi commun

L’équipe iGEM IONIS soutenue par le Groupe IONIS, qui développe la culture projets inter-écoles, souhaite prouver l’importance de la pluridisciplinarité des compétences. Les membres se sont organisés en un pôle R&D, un pôle marketing & communication, un pôle design et un pôle informatique pour faire travailler ensemble des étudiants de : Sup’Biotechspécialisée en biotechnologies, Ionis-STM dont la particularité est d’apporter une double compétence managériale et technologique, les deux écoles d’informatique Epitech et EPITA, l’école d’ingénieurs en aéronautique IPSA, et e-artsup, l’école de la création numérique.

 

Un drone anti-pollution nommé Quantifly

L’équipe iGEM IONIS a eu l’idée de ce drôle de drone l’année dernière, au moment de la COP21, la conférence internationale sur l’environnement qui s’est tenue à Paris. Les étudiants souhaitaient consacrer leur énergie à un projet qui faisait sens pour eux et qui était en lien avec l’actualité.

La pollution atmosphérique est un problème contemporain qui soulève beaucoup de questions et de problématiques. En effet, outre ses effets sur la santé et l’environnement, il est difficile à l’heure actuelle de quantifier précisément les composés toxiques présents dans l’air.

 

À l’heure actuelle, seules les stations fixes peuvent obtenir ces données. Cependant, elles ont un rayon de précision faible et ne peuvent pas mesurer la pollution dans les zones qui sont difficiles à atteindre. Pour répondre à cette question, les étudiants utilisent les biotechnologies et le génie génétique pour concevoir une bactérie génétiquement modifiée, chargée dans un drone, capable de détecter des composés organiques volatils (COVs). Ces COVs, connus pour leurs effets cancérigènes et reprotoxiques, sont un enjeu majeur pour la santé publique et l’environnement. Leur projet utilise la mesure de la bioluminescence pour détecter et quantifier les niveaux de polluants dans l’air ambiant.

 

The European Experience : vulgariser la biologie de synthèse

Cette compétition ne se résume pas seulement à une présentation de projets scientifiques. Elle a pour ambition de faire évoluer les connaissances en biologie de synthèse ainsi que lui donner de l’importance dans notre société à travers des actions de popularisation de ce domaine. C’est dans cette optique que l’équipe iGEM IONIS 2016, en collaboration avec l’équipe iGEM Evry, a organisé le premier événement européen regroupant les équipes iGEM venues des quatre coins de l’Europe : The European Experience 2016. Ainsi plus d’une trentaine d’équipes provenant de 11 pays différents se sont données rendez-vous le 2 juillet 2016 à Paris pour présenter en avant-première leur projet iGEM. Durant cette journée, deux tables rondes de professionnels reconnus dans le milieu de la biologie ont été organisées avec la présence exceptionnelle de Randy Rettberg (président et fondateur de l’iGEM depuis 2004).

 

Une application mobile ludique pour sauver sa ville de la pollution

Ils ont également créé une application mobile, disponible sur iOS et Android, qui propose de jouer en incarnant le drone Quantifly évoluant dans une ville colorée pour capter les nuages de polluants tout en évitant les oiseaux.